Quelle peinture pour mug ?
Pour un mug dont on se sert, il faut une peinture à cuire au four ménager, généralement 35 minutes à 150 °C. Les marqueurs céramique suivent le même principe et conviennent mieux au trait fin. Les peintures acryliques ordinaires restent décoratives et ne tiennent pas au lavage.
Trois produits, trois usages
Le rayon est plus simple qu’il n’en a l’air. Trois familles seulement se rencontrent pour décorer un mug, et le choix se fait sur un critère unique : la pièce sera-t-elle lavée et utilisée, ou posée sur une étagère ?
Les peintures à cuire sont faites pour l’usage réel. Les marqueurs céramique sont les mêmes produits sous une autre forme. Les peintures à froid, acryliques de loisirs créatifs en tête, sont décoratives et rien d’autre.
Tout le reste de ce qu’on trouve conseillé, bombes aérosol, peintures à la térébenthine, gouaches, n’a pas sa place sur un objet qui touche une boisson.
Les peintures à cuire, pour un mug qui sert
C’est le choix par défaut et de loin le plus courant. La gamme Porcelaine 150 de Pébéo demande 35 minutes à 150 °C en température stabilisée, après un séchage d’au moins 24 heures à l’air libre. Une fois cuite, la décoration passe au lave-vaisselle.
Retenez ce chiffre de 150 °C, parce que des valeurs fantaisistes circulent. On lit 200 °C, qui dépasse la plage prévue et peut altérer les couleurs, et on lit même 200 degrés Fahrenheit, soit 93 °C, qui ne cuit rien du tout. Ni l’un ni l’autre n’est la consigne d’un fabricant. Prenez celle de votre notice, elle est imprimée sur le pot.
Ces peintures existent en opaque et en transparent. L’opaque couvre, le transparent laisse voir le blanc du mug et se superpose pour foncer une teinte. Un assortiment de quatre ou cinq couleurs opaques suffit largement pour commencer.
Comptez une quinzaine d’euros pour un petit set, ce qui représente un grand nombre de mugs : on utilise très peu de matière à chaque fois.
Marqueurs céramique : le trait précis
Ce sont les mêmes liants dans un corps de feutre, et ils se cuisent exactement pareil, au four ménager, selon la notice.
Leur intérêt est le contrôle. Écrire un prénom, tracer un contour net, faire un motif graphique ou pointilliste est bien plus simple au marqueur qu’au pinceau. Ils existent en plusieurs épaisseurs de pointe.
Leur limite est la couverture : remplir une grande surface au marqueur donne des traces de passage visibles. Pour un aplat, le pinceau reste supérieur.
Beaucoup de gens combinent les deux, marqueur pour le dessin et pinceau pour les remplissages, ce qui est probablement la meilleure façon de débuter.
Ce qu’il ne faut pas mettre sur un mug
Une règle avant les produits, et c’est la plus importante de cette page. On ne peint jamais l’intérieur d’un mug, ni le bord sur lequel se posent les lèvres. Gardez une marge d’au moins un centimètre sous le bord et laissez toute la face interne nue. Ces peintures sont formulées pour un décor extérieur sur vaisselle, ce qui n’équivaut pas à une homologation pour le contact direct avec les aliments. On lit parfois qu’il faudrait « remplir l’intérieur du mug avec la peinture » : c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.
Ensuite, les produits à écarter :
- La peinture en bombe. Elle se pulvérise, donc elle se respire, elle ne se dose pas au pinceau contrairement à ce qu’on lit, et elle n’est pas prévue pour la vaisselle.
- Les peintures à la térébenthine ou à solvant. Ce sont des produits pour d’autres supports, et le solvant n’a rien à faire près d’un contenant alimentaire.
- La gouache et l’aquarelle, qui se redissolvent à l’eau même sèches.
- L’acrylique de loisirs créatifs sur une pièce qui sera lavée : elle convient pour un mug purement décoratif, pas pour celui du petit-déjeuner.
Dernier point de vocabulaire : une peinture fluorescente ne brille pas dans le noir, elle réagit aux ultraviolets. Celle qui luit dans l’obscurité est phosphorescente, et ni l’une ni l’autre n’est prévue pour un contenant alimentaire.
Le prix, et ce qu’on achète vraiment
Une peinture à froid coûte moins cher qu’une peinture à cuire, et c’est une fausse économie dès que le mug part au lave-vaisselle : le décor s’en va, et le mug avec.
Ce que vous payez dans une peinture à cuire, ce n’est pas le pigment, c’est le liant qui polymérise et qui fait tenir. C’est aussi pour cela qu’il ne faut pas juger au volume du pot : un flacon de 45 ml couvre énormément de surface sur de la porcelaine.
Vérifiez enfin trois mentions sur l’étiquette avant de passer en caisse : la température et la durée de cuisson, la tenue au lave-vaisselle, et ce que le fabricant écrit exactement au sujet du contact alimentaire. Si aucune cuisson n’est indiquée, vous avez en main une peinture décorative.
Pour la mise en œuvre, dégraissage compris, voyez comment faire tenir la peinture sur une tasse. Le panorama complet des produits pour la porcelaine en général est traité côté peinture pour porcelaine, et les idées de personnalisation sans peinture côté customiser un mug.
Quelle peinture pour un mug qui passe au lave-vaisselle ?
Une peinture à cuire au four ménager, cuite selon la notice, en général 35 minutes à 150 °C après 24 heures de séchage. Sans cette cuisson, aucune peinture ne résiste au lave-vaisselle.
À quelle température cuire la peinture d’un mug ?
Autour de 150 °C pour les gammes courantes, et toujours selon la notice du produit. Les valeurs de 200 °C ou de 200 degrés Fahrenheit que l’on rencontre sont fausses : la première dépasse la plage prévue, la seconde équivaut à 93 °C et ne cuit rien.
Peut-on peindre l’intérieur d’un mug ?
Non, jamais, ni l’intérieur ni le bord où se posent les lèvres. Gardez une marge d’au moins un centimètre sous le bord. Ces peintures sont prévues pour un décor extérieur, pas pour le contact direct avec une boisson.
Si vous hésitez encore, prenez un set de peinture à cuire plutôt qu’un pot unique de peinture à froid. Vous gardez la possibilité de faire un objet décoratif avec un produit prévu pour l’usage, alors que l’inverse n’est pas vrai.
